LE PATRIMOINE DE SAINT-ETIENNE





Le pré-inventaire du patrimoine architectural

Commencé en 1992 à l'initiative de l'association des Amis du Vieux Saint-Etienne, avec le soutien technique de la DRAC Rhône-Alpes (Ministère de la culture), le pré-inventaire du patrimoine architectural stéphanois fait l'objet d'une seconde étude depuis le premier trimestre 1996 dans le cadre d'une convention passée entre la Ville de Saint-Etienne et la DRAC Rhône-Alpes, sous l'autorité de l'association des Amis du Musée d'Art moderne de Saint-Etienne. Nous reproduisons ici les articles parus à ce sujet dans le Bulletin du Vieux Saint-Etienne et le Journal du Patrimoine stéphanois depuis 1993. Nous vous renvoyons également au compte-rendu de la première étude réalisée par Mlle Cendrine Sanquer au sujet de la rue de la République.

A propos du pré-inventaire stéphanois (articles parus depuis 1993)

Bulletin du Vieux St-Etienne - n° 174

L'architecture XIXe siècle à Saint-Etienne : un intérêt national

Saint-Etienne a reçu le 21 janvier dernier la visite de M. Bernard Toulier, spécialiste de l'architecture XIXe siècle au Service de l'Inventaire général du Ministère de la Culture, accompagné du Directeur régional des Affaires culturelles Rhône-Alpes, M. Patrice Béghain et de Mme Françoise Uzu, conservateur régional du Patrimoine.

Cette visite faisait suite à l'achèvement du pré-inventaire du patrimoine architectural XIXe siècle stéphanois - sur la zone-test de la rue de la République - réalisé par les Amis du Vieux Saint-Etienne sous la direction scientifique de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC).

Cendrine Sanquer, reponsable du département Patrimoine au sein de l'association, qui a conduit cet important travail, a piloté les spécialistes parisiens et lyonnais dans notre ville, insistant sur la spécificité du bâti : les immeubles à cour, liés à l'industrie rubanière.

A l'issue de cette visite et du déjeuner pris dans le cadre exceptionnel du restaurant Le Cercle, une réunion de travail avec les élus stéphanois (Martine Fontanilles et Jean Pibarot) a permis de valider le travail scientifique et de poser les jalons pour l'avenir.

En effet, la DRAC et la direction du Patrimoine, service de l'Inventaire général souhaiteraient voir ce travail se prolonger sur l'ensemble du patrimoine XIXe siècle à Saint-Etienne. Une telle recherche, réalisée en milieu urbain dense, serait une première en Rhône-Alpes. Reste à trouver une entente entre la DRAC - qui propose un financement à hauteur de 500.000 F. - et les élus stéphanois, encore peu décidés quant à l'intérêt de ce patrimoine architectural...


Bulletin du Vieux St-Etienne n° 175 - 1994

n° 26, rue de la République : Un immeuble à cour menacé !

Repéré dans le cadre de la mission-test de pré-inventaire 92/93, cet immeuble semble aujourd'hui menacé de destruction ! Le projet de parking (rue Elise Gervais, rue de la République) desservant le centre-ville tout proche ressort des cartons du Département Aménagement Urbain... La ville de Saint-Etienne est propriétaire de cet immeuble. La vétusté et l'insalubrité latentes dans la cour de cet édifice semblent être les raisons invoquées pour sa destruction.

Or n'existe-t-il pas d'autres moyens que la démolition pour préserver, à la fois un environnement urbain de qualité et permettre aussi aux Stéphanois de découvrir et d'apprécier, dans de bonnes conditions, un immeuble représentatif du bâti XIXe siècle à Saint-Etienne ? Soyons attentifs et préservons notre patrimoine...

C. SANQUER


Bulletin du Vieux St-Etienne n° 176 - 1994

Une mission d'inventaire du patrimoine architectural XVe-XVIIIe s. dans une optique touristique

En vue de la révision du Plan d'Occupation des Sols, la Ville de St-Etienne a chargé notre association d'une mission d'études et de conseil d'une durée de 6 mois concernant l'inventaire du patrimoine architectural dans un périmètre défini par les limites du plan de St-Etienne dressé en 1767. Cette étude, complémentaire du pré-inventaire engagé par l'association en 1992, rue de la République, a été réalisée par Mme Annie Andria, architecte DPLG, dans le cadre d'un stage de spécialisation en secteur touristique et culturel initiée par la Direction de l'Architecture et de l'Urbanisme (Ministère de l'Équipement). Ont été étudiés les quartiers suivants : Boivin (XVe s.) ; Roannelle (XVIe s.) ; Chavanelle (XVIIe s.) ; quartier Notre-Dame (XVIIe s., XVIIIe s.) ; rue Pierre Bérard - Élise Gervais (XVIII - XIXe s.) ; rue de la Résistance (îlots Dal Gabio XIXe s.) ; rue Gambetta (XIX - XXe s.) ; place du Peuple (cinq siècles d'histoire urbaine stéphanoise). Cette mission s'est déroulée en deux phases. Les travaux de la première phase (plans de repérages) ont été rendus en avril 1994. La deuxième phase de cette mission (juillet) a eu pour objet une analyse du bâti stéphanois.

Le stage s'est déroulé au sein de notre association, sous la direction de Cendrine Sanquer, responsable du département Patrimoine de l'association et de Bernard Rivatton, directeur du Musée du Vieux St-Etienne. L'association a mis à la disposition de la stagiaire des locaux, des fournitures visuelles et administratives. Notre fonds documentaire ainsi que les informations détenues par de nombreux sociétaires spécialistes d'histoire locale ont également permis d'enrichir cette recherche.


Journal du Patrimoine stéphanois n° 1 - 1995

Editorial

Différents édifices de cet architecte sont menacés par une prospection immobilière importante. C'est pourquoi il est urgent de les recenser au plus vite et de les présenter au public avide de découvrir un autre visage de notre ville...

L'Association des Amis du Vieux St-Etienne, qui a mis en chantier en 1992 l'inventaire du patrimoine architectural stéphanois, lance ce " Journal du Patrimoine " afin d'informer un large public de l'intérêt et de la spécificité de notre environnement patrimonial.

A l'heure où la " ville noire " s'efface, cette véritable découverte de notre architecture XIXe - XXe s. pose de multiples questions sur l'identité d'une cité industrielle en mutations, sinon en déclin et sur la pertinence d'une " table rase " longtemps acceptée comme nécessaire à son " redémarrage ".

Certes, l'identité de la communauté stéphanoise ne repose pas que sur son environnement architectural et l'idée de faire du centre-ville un quartier-musée, à l'exemple d'autres grandes villes, doit sans doute être écartée. Néanmoins, les conséquences d'une urbanisation et d'un essor démographique incontrôlés ou maîtrisés dans l'urgence, par exemple dans les années soixante, ont laissé apparaître de manière générale la nécessité pour une population de vivre dans un cadre harmonieux, structurant, en accord avec ses racines.

Inquiète de l'accélération des destructions d'éléments et d'ensembles architecturaux représentatifs du patrimoine XIXe et XXe siècles et de notre histoire intervenues dernièrement, après la disparition des éléments Renaissance, notre association entend participer aux débats qui doivent naître autour des récents projets d'urbanisme. Et ceci du fait de sa vocation statutaire, reconnue par les collectivités publiques, à veiller au patrimoine historique en général ainsi que des compétences de ses adhérents et de tous ceux, simples citoyens comme spécialistes, qui voudront les rejoindre.

Ce journal, inséré dans le Bulletin du Vieux St-Etienne, est également diffusé dans des lieux culturels et administratifs où les Stéphanois se rendent régulièrement.

Les articles et les dossiers rédigés par la Commission patrimoine de notre association seront accessibles à un large public tout en conservant un caractère scientifique. Des rubriques brèves permettront de présenter l'actualité du patrimoine, les actions urgentes à mener... Un thème sera développé sous la forme d'un dossier illustré qui informera les Stéphanois de la variété et de la richesse patrimoniale de notre environnement.


Bulletin du Vieux St-Etienne n° 180 - 1995

L'Inventaire du patrimoine architectural de Saint-Etienne : une mission confiée officiellement aux Amis... du Musée d'Art moderne

Cette mission est réalisée depuis le premier juillet par un architecte, notre sociétaire Cendrine Sanquer, aboutissement du travail réalisé au sein de notre association depuis 1992.

Cette recherche prévoit le recueil des informations scientifiques sur le terrain, en liaison avec les Archives Municipales. La coordination de cette mission placée sous l'autorité de l'association des Amis du Musée d'Art moderne - en fait des Musées de la ville dirigés par Bernard Ceysson -, est confiée à l'ingénieur responsable de la qualité urbaine au Département Aménagement Urbain de la ville de Saint-Etienne, François-Xavier Noir. Conformément à la convention signée entre la ville et la Direction Régionale des Affaires Culturelles, cette dernière sera tenue informée de l'avancement des travaux et assurera la caution scientifique du chercheur.

Je ne sais pas si les amis du Vieux Saint-Etienne y comprendront quelque chose.

Cependant, pour avoir maintes fois annoncé dans ces colonnes la mise en chantier de cet inventaire du Patrimoine, nous nous devions de vous informer des suites de cette mission.

C'est donc à l'Association des Amis du Musée d'Art moderne qu'il incombe désormais - officiellement - de réaliser cet inventaire et, d'après les promoteurs du " Fonds d'Innovation Culturel du Ministère de la culture " (financeurs pour moitié), " de sensibiliser les Stéphanois à ce patrimoine, à travers conférences, expositions et circuits de découvertes ".

Le simple bon sens permet de s'inquiéter devant la confusion qui est faite, par des autorités responsables, entre les tâches incombant à une société savante - dont les statuts spécifient la vocation à l'étude du patrimoine - et la gestion d'un musée d'Art moderne. " Confusion " sans doute bien éloignée de toute préoccupation d'ordre scientifique...

P.-C.

Photo : Philippe Chapelin

Immeuble du 2, avenue de la Libération , 1907 (architecte : Noulin-Lespès)


LISTE DES IMMEUBLES PROTÉGÉS AU TITRE DES LÉGISLATIONS SUR LES MONUMENTS HISTORIQUES ET SUR LES SITES DANS LA COMMUNE DE ST-ETIENNE

- Restes du château de Rochetaillée (Inv. MH : 5 avril 1930). Ruines du château et rocher qui les supporte (parcelle n° 356, section A du cadastre) (S. Cl. : 2 janvier 1942).

- SAINT-VICTOR-SUR-LOIRE : église, parties anciennes (Inv. MH 14 novembre 1980) ; restes du château de Grangent (Inv. MH : 24 octobre 1945 - S. Ins. : 12 mars 1946).

- La "Grand'Eglise" ou église Saint-Etienne, à l'exception de la partie haute du clocher (Inv. MH : 29 décembre 1949).

- Église de Valbenoîte, à l'exception de la façade et du clocher (Inv. MH : 29 décembre 1949).

- 4, place Boivin. Maison dite François 1er : façade et toiture (Inv. MH : 29 décembre 1949).

- 13 bis, rue Gambetta et 18, rue José Frappa ; Ancien hôtel de Villeneuve : façades et toitures; pièces voûtées et à boiseries du rez-de-chaussée et du premier étage (Inv. MH : 17 janvier 1967).

- Chapelle de la Charité en totalité, située 40, rue Pointe Cadet, ainsi que les deux sacristies se trouvant au chevet de la chapelle et l'escalier monumental avec sa rampe à balustres à l'ouest de la grande sacristie (Inv. MH : 7 novembre 1979).

- 4, rue du Théâtre : façades et toitures (Inv. MH : 5 février 1982).

- 15, place de l'Hôtel de Ville, avec retour place Dorian et rue Général-Foy. Immeuble : façades et toitures; salle de lecture et grand salon avec leur décor au 3ème niveau (Inv. MH : 21 décembre 1984).

- Place Jean Jaurès. Kiosque à musique (Inv. MH : 2 février 1987).

- 54, rue Daguerre. Immeuble : façades et toitures; espace intérieur avec cour, rampe d'accès hélicoïdale, façades et verrières (Inv. MH : 21 février 1989).

- 56, rue Daguerre. Immeuble : façades et terrasses; espace intérieur avec cour, rampe d'accès hélicoïdale, façades et verrières (Inv. MH : 21 février 1989).

- 7, rue de la Richelandière. Hôtel particulier : façades et terrasses (rue de la Richelandière et rue des trois Jaley); clôtures extérieures (rue de la Richelandière); espace central avec hall, escaliers, verrières (Inv. MH : 29 mars 1989).

- 14, place Jean Jaurès. Immeuble "La Loire Républicaine" : façades et toitures (Inv. MH 29 avril 1991).

- 5, place Anatole France. Hôtel particulier " Palais Mimard " (Inv. MH : 29 avril 1991).

- 2, avenue de la Libération, immeuble Modern'Style (Inv. MH : 23 novembre 1993).

- Église Sainte Marie, rue Élise Gervais. (Inv. MH : 17 août 1994).

------------

Inv. MH : Inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

S. Cl. : Site classé.

S. Ins. : Site inscrit.


Photo en-tête (Philippe Chapelin) : Immeuble du 2, avenue de la Libération , 1907 (architecte : Noulin-Lespès)

Retour au menu - Accueil
Retour haut de page