Les capteurs à base d'oxyde d'étain (IV) permettent la détection et le contrôle des espèces gazeuses mais ils souffrent d'un manque de sélectivité.
Ce problème intervient en particulier au cours d'applications dans le domaine de l'automobile lorsqu'on détecte des agents réducteurs (HC ou CO) en présence de gaz oxydants (NO2).
Une solution à ce problème est l'addition de métaux (M) ou d'oxydes de métaux (MO) au matériau de base SnO2. Le type d'oxyde de métal dépend de ses propriétés
catalytiques lors de la réaction entre NO, O2 et NO2. On suit l'influence de l'addition d'oxyde de métal sur la sélectivité dans différents mélanges de NOx, méthane,
propane ou propène dans l'air.
Par ailleurs ces propriétés peuvent être mises à profit pour éliminer les oxydes d’azote notamment dans les pots d’échappements de moteurs Diesel (procédé DeNOx) ou pour stocker
les NOx. Des études fondamentales de l’adsorption d’oxydes d’azote en présence d’autres molécules (O2, H2O, CO, CO2, HC) et des réactions en phase adsorbée sur du SnO2
seul ou préparé avec des additifs solides (métaux déposés) devraient permettre de mieux comprendre les interactions, et optimiser les dispositifs. Afin d'augmenter la sensibilité, du SnO2
de haute surface spécifique a pu être préparé avec très peu d'impuretés. |