La démarche entrepreneuriale
La démarche entrepreneuriale à l’Ecole comprend trois volets.
La sensibilisation à la création d’entreprise, notion abordée selon trois points de vue
l’entreprise et ses mécanismes de fonctionnement en relation avec les autres acteurs économiques ;
l’idée de projet, car la création d’une entreprise est avant tout un projet ;
la création d’entreprise.
C’est l’objet du pôle " Economie - Gestion - Droit en 1ère année - 200 heures - et d’une partie des enseignements managériaux de 2e année (120 h). Cet ensemble comprend notamment quatre simulations de création d’entreprise avec compétition entre des groupes d’élèves, d’une durée pouvant atteindre une semaine. Rappelons que le challenge KPMG-BNP, qui porte sur une simulation a été remporté, au plan national, par l’ENSM-SE en 1999.
La formation sur les outils
Tels que, par exemple, le plan d’affaires, est apportée par les enseignements managériaux de deuxième année, qui correspondent au quart des heures d’enseignement. Des choix électifs peuvent être faits parmi les spécialités managériales de 2e année (appelées axes).
L’un de ces axes (120 heures) porte explicitement le titre de « création d’entreprise ». On y trouve les aspects stratégiques, économiques, financiers, juridiques de la création d’entreprise et leurs applications sous la forme de travaux encadrés, personnels ou collectifs.
Par ailleurs, l’option de 3e année « ingénierie et gestion industrielle » comporte des simulations de projets telles que par exemple l’implantation d’une entreprise à l’étranger.
L’accompagnement des élèves porteurs de projet
Porte sur des effectifs encore modestes mais concerne des situations réelles de création d’entreprise. En 1999-2000, il a impliqué trois élèves selon le processus suivant :
Proposition de projets par des élèves de 2e année, en cours de premier semestre.
Examen et validation éventuelle de ces projets par une commission, qui ouvre la possibilité d’un aménagement de la scolarité du second semestre de la 2e année. L’élève suit 50 % des enseignements, dans les domaines techniques relatifs à son projet et dans le domaine managérial - et dispose des autres 50 % pour conduire une étude de faisabilité, en relation avec le centre scientifique concerné et avec le département management. Il est suivi par un tuteur généraliste.
Evaluation de ce travail en fin de 2e année, afin de le valider comme un élément du parcours académique, et d’autre part, de permettre ou pas à l’élève de poursuivre son projet.
Dans l’affirmative, la scolarité de la 3e année est aménagée, au cas par cas. Par exemple, un des trois élèves a développé son projet à l’ESIM et à l’incubateur d’Alès, avec des enseignements techniques (électronique) et managériaux et un travail en laboratoire (cf. création d’entreprise).
Outre ce schéma qui devrait se développer prudemment dans les années qui viennent, on peut signaler l’assistance scientifique et/ou managériale qui peut être apportée à des porteurs de projets :
à l’école : doctorants, étudiants en mastères
hors école, dans la perspective du développement d’une fonction d’incubateur ouvert, en relation avec les acteurs économiques locaux.
Contact
Marie-Reine Boudarel
Maître-assistant, responsable du département Management
boudarel emse.fr