L’exposition internationale est une composante incontournable du cursus ICM
Depuis la rentrée 2006, tous les élèves de la promotion doivent élaborer un projet de départ à l’étranger. Pour être validé, ce séjour à contenu académique ou industriel doit être d’une durée minimale de trois mois. Ils bénéficieront en outre d’un dispositif d’appui renforcé (partenariats industriels de l’école, réseaux des anciens à l’étranger, journées VIE...). Une utilisation optimisée de toutes les opportunités de séjours académiques offertes par nos partenaires institutionnels à l’étranger devrait permettre d’augmenter sensiblement le nombre des départs.
L’ENSM.SE entretient des relations institutionnelles avec 29 pays et 50 universités partenaires (30 conventions institutionnelles dont 11 double-diplômes, 32 conventions Socrates). Membre du Groupe des Écoles des Mines, elle participe au réseau de ce dernier qui gère 16 conventions institutionnelles et 2 double-diplômes.
Historiquement, centrées sur l’Europe et l’Amérique du Nord, nos relations internationales sont aujourd’hui également réparties sur l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Asie et l’Europe ; par ailleurs, elles tendent à se développer sur l’Afrique.
Langues : près de 20% des enseignements
Capacité de communication dans deux langues étrangères et sensibilité à la complexité des relations interculturelles font partie des 4 composantes essentielles du métier d’ingénieur définies par la Commission des titres d’Ingénieur.
L’apprentissage de deux langues étrangères est donc un des incontournables de la formation de nos élèves. À l’anglais, obligatoire, s’ajoute une langue choisie entre allemand, espagnol, italien, chinois, japonais et russe.
L’enseignement des langues est orienté vers les besoins linguistiques professionnels et étayé par de nombreuses possibilités de séjours internationaux, du voyage d’études d’une semaine au stage jusqu’à une année d’études à l’étranger.
Organisé par années et par groupes de niveau, l’enseignement est progressif et offre 3 champs de travail : en groupe, en tutorat (travail en binôme avec un professeur pour une pratique orale intensive) et en autonomie.
Questions-réponses avec Inès Kolmsee (E93)
Inès Kolmsee (E93), Managing Director de SKW Stahl-Metallurgie Group (producteur de spécialités chimiques pour la sidérurgie présent dans six pays - Allemagne, France, USA, Corée, Japon et Inde), double-diplômée TUB-ENSM.SE puis de l’INSEAD.
« Je travaille souvent en France et la mention de mon diplôme d’ingénieur civil des mines me fait gagner beaucoup de respect et a facilité mon parcours. »
Qu’est ce qui à l’époque a orienté votre choix vers les Mines de Saint-Étienne ?
I.K. : Mon université offrant la possibilité d’effectuer un double-diplôme avec l’ENSM.SE, cela constituait l’opportunité d’obtenir le diplôme d’une école si reconnue en France en combinaison avec le diplôme de mon université d’origine.
Comment avez vous vécu votre parcours et votre séjour à Saint-Étienne ?
I.K. : Sur le plan académique, les premiers six mois ont été extrêmement durs, car il fallait non seulement suivre des cours dans une langue étrangère, mais aussi essayer de rattraper les connaissances en maths qui sont beaucoup plus élevées en France que dans une université en Allemagne. De plus, le style des cours était largement différent de ce que je connaissais, donc il fallait aussi s’habituer à cela. En général, j’ai beaucoup apprécié le programme académique à l’ENSM.SE.
Et la vie stéphanoise ?
I.K. : Le logement à la ME était très confortable et j’ai beaucoup apprécié la convivialité et le contact facile qui étaient issus du fait que tout le monde habitait au même endroit. La région stéphanoise est absolument splendide pour les gens qui aiment la vie dehors : j’ai fait du sport dans le parc du Pilat presque chaque jour.
La région est superbe, elle permet d’être au bord de la Méditerranée ou à Paris en 3 heures, d’être à Lyon en une demi-heure...
J’ai aussi aimé la proximité de tout dans la ville, qui permettait de rayonner facilement à pied ou à vélo.
Quelles qualités cette expérience académique vous a-t-elle permis de développer ?
I.K. : Une ouverture d’esprit que je n’aurais pas sans cette expérience, une résistance dans des périodes difficiles, un bon niveau de français... Un goût pour les fromages affinés et probablement un millier d’autres choses dont je ne me rends pas compte.