LES DISQUES BIOLOGIQUES

Dans ce procédé, les micro-organismes sont fixés sur des disques tournant lentement (quelques tours par minute) autour d'un axe horizontal et baignant en partie dans l'eau à traiter.

De par la rotation, la biomasse se trouve alternativement au contact avec l'eau à traiter et avec le dioxygène de l'air ambiant.


Ce procédé comprend : le disque biologique (équipé d'un moteur pour permettre la rotation) et un clarificateur.

L'absence de brassage dans la cuve d'aération implique la présence d'un prédécanteur et interdit toute recirculation des boues.

Un autre système existe qui consiste à immerger le corps de contact (sous la forme d'une structure fixe, avec des matériaux plans ou filiformes, ou bien flottante) dans un bassin (type " boues activées "). La biomasse développée est alors plus importante.

Pour les disques biologiques, les charges à supporter sont de l'ordre du g DBO5 / m2 × j (à comparer avec la centaine de g DBO5 / m2 × j pour les lits bactériens).

Selon les caractéristiques du procédé, il est difficile d'avoir en sortie un effluent rejeté inférieur à 40-45 mg / l de DBO5.

Dans cette technique, la nitrification s'obtient en mettant en place plusieurs étages.

Pour obtenir une consommation énergétique faible, il est nécessaire de stabiliser les boues et de couvrir les disques.

L'investissement dépend des caractéristiques exigées en sortie (selon le milieu récepteur), du débit à traiter, du terrain (données géologiques pour le génie civil, coût de la surface, etc.), etc.

La technique des disques biologiques nécessite une surface relativement importante et entraîne l'émanation d'odeurs. Elle présente, néanmoins, l'avantage d'être peu coûteuse en énergie et de n'exiger qu'une faible surveillance.

Dans l'industrie, on utilise préférentiellement les lits bactériens aux disques biologiques.

Même dans les traitements dits aérobies, les variations de concentration en dioxygène dissous peuvent intervenir sur les métabolismes et la cinétique de la croissance biologique.

Ainsi, dans les couches profondes du dépôt formé sur les lits bactériens et les disques biologiques, la diffusion trop lente du dioxygène ne permet pas une aérobiose effective.

Si le milieu est privé de dioxygène (cas d'anaérobiose), d'autres métabolismes se mettent en oeuvre par les micro-organismes.

Notons toutefois, qu'en absence de dioxygène, l'énergie fournie par la même quantité de biomasse est sensiblement plus faible, ce qui détermine une activité, une croissance, et, en conséquence, une épuration des eaux à traiter plus lentes.