LA CERAMISATION

La céramisation consiste à fixer par échange d'ions les PF sur des titanates, le matériau pulvérulent obtenu est séché et fritté sous pression. le procédé australien SYNROC en est une variante qui utilise les composé mixtes de Ti, Zr, Ba cristallins naturels On substitue un radioélément à l'un des composés du minerai : dans la hollandite, l'un des minéraux artificiels SYNROC, le césium radioactif prend la place du baryum. cependant ces réseaux cristallins sont friables au bombardements des radioéléments captés.

Quel degré de fiabilité peut on accorder à l'enrobage siliceux?

En étude de vieillissement accéléré, des essais de simulation à 10000ans de stockage de verre dopés à 3-7% de plutonium renfermant de l'isotope 30 % Pu238 ont monté une altération profondes des propriétés mécaniques de ces verres avec séparation des phases. Des tests de dissolution de verre à l'eau de lixivation maintenue durant 10 jours à 100 degrés ont révélé des taux de lixivation immédiate à prendre en considération, de l'ordre de 10-3 à 10-4 g/cm

Mais la corrosion biologique intervient aussi. Des études réalisées à l'INRA et au Laboratoire de Cryptogamie de Montpellier, à la demande du CEA, montraient que des variétés de champignons inférieurs tels que le Penicillium notatum assez commun et l'Aspergillus astellodami, pouvaient très bien inclure la silice dans leur métabolisme. Ils corrodent aisément le verre mais semblent mieux respecter le verre borrosilicaté R7T7, renfermant peu de fer et de magnésium, mais des traces d'oxydes de zinc anticryptogamique. Les céramiques par contre ne résisteraient pas à ces fungi et le SYNROC serait vulnérable au sidérobactéries.

On ne pourra donc pas prétendre que ces verres soient suffisamment inertes et stables pour permettre à eux seuls un confinement idéal jusqu'à la fin des temps mais qu'ils représentent une première barrière entre la radioactivité et l'environnement.

L'avis du Collège de la Prévention des Risques Technologiques sollicité en 1990 par le ministère de l'industrie, apporte un doute sérieux sur l'efficacité de la vitrification en tant qu'enrobage à long terme. La matrice d'enrobage étant conçue telle qu'elle diffère dans le temps "Il apparaît que la matrice d'oxyde d'uranium que constituent les combustibles irradiés eux-mêmes est plus sûre que la matrice vitreuse des déchets C de retraitement".