Accueil > Carnets de voyages  

LE 8 juillet 2007

Voyage en Bavière du 4 au 12 avril 2007

Partis de Saint-Etienne le mercredi 4 avril, nous avons d’abord "avalé" plus de 600 kilomètres par la Suisse pour faire une première étape près du lac de Constance et commencer vraiment nos visites le lendemain avec un programme chargé : la ville de Constance où les prélats du début du XVè siècle, réunis en concile, s’efforcèrent de mettre fin à un grand schisme qui scandalisait l’Europe chrétienne, l’île de Mainau dont une branche de la famille Bernadotte a fait le royaume des arbres, des fleurs... et des papillons vivants et non épinglés, l’ancienne abbatiale de Birnau qui nous ouvre "la route du baroque", la petite ville de Lindau qui fut ville libre d’Empire.

Après une nuit à Bregenz, et un arrêt dans la jolie petite ville de Kempten quasi morte en ce vendredi saint, jour chômé dans la très catholique Bavière, nous recevons pleinement le choc de l’art baroque ou rococo dans la visite de l’église de pèlerinage de Wies avant d’aborder un autre univers, tout aussi chargé d’ailleurs, au château de Neuschwanstein, décor de conte de fées qui attire les foules, dans un très beau site montagneux.

C’est le lendemain que nous visitons le deuxième château de Louis II, Linderhof inspiré par le petit Trianon, plus homogène et niché dans un beau parc où la grotte de Vénus, le petit lac et la gondole évoquent l’une des scènes les plus célèbres du film "Ludwig" de Visconti ; puis nous parcourons le village d’Oberammergau célèbre par ses maisons décorées de fresques religieuses et profanes et les représentations de la Passion par ses habitants tous les dix ans, avant de gagner l’abbaye d’Ettal, riche de sa grande église abbatiale baroque et restée centre d’enseignement.

Notre quatrième soirée à Munich est placée sous le signe du folklore et de la bière dont les plus courageux, minoritaires à vrai dire, absorbent la chope "réglementaire" d’un litre au fil des "prosit" lancés par l’animateur de cette grande brasserie du centre-ville. La journée suivante est la plus remplie avec la visite de "la Résidence", ancien palais des ducs puis rois de Bavière, de la nouvelle Pinacothèque qui rassemble quelques œuvres importantes du XIXè siècle mais où nous sommes déçus de ne pas trouver plus de tableaux de Klimt, la visite du palais de Nymphenburg, résidence d’été des Wittelsbach et dans son parc, du merveilleux petit pavillon de l’Amalienburg chef d’œuvre du rococo ; mais l’heure tardive ne nous permet qu’un coup d’œil sur l’église des frères Asam, autre sommet du baroque ou rococo dont le décor exubérant étonne, qu’il plaise ou qu’il choque.

Après une deuxième nuit à Munich, nous repartons vers le lac d’Herrenchiemsee et le troisième château de Louis II inspiré, lui, par Versailles, et témoignant de l’admiration de Louis pour le Roi Soleil omniprésent dans ses portraits comme dans les références à ses grandes réalisations et en particulier à la galerie des glaces ou à la chambre du roi dotée d’une ballustrade séparant le lit royal d’un public qui, ici, ne fut jamais présent.

La nuitée dans un petit village frontalier ouvre la partie autrichienne de notre voyage avec d’abord la visite guidée de Salzbourg, centre ancien d’une principauté ecclésiastique : sa vieille ville, ses rues chargées d’enseignes où l’on salue au passage la maison de Mozart, ses cimetières historiques où l’on découvre la tombe de la famille Mozart en évoquant le grand absent qui n’eut droit qu’à la fosse commune, sa cathédrale autre chef d’œuvre du baroque, tout cela dans un beau site dominé par une forteresse lui donne un intérêt exceptionnel. Mais la date un peu précoce de ce voyage oblige à annuler le détour au nid d’aigle de Berchtesgaden compensé par un bref retour en Bavière sur le lac de Königssee.

Nous prenons maintenant la route d’Innsbrück et nous nous retrouvons à pied d’œuvre le huitième jour pour une visite guidée des plus intéressantes de cette ville des Habsbourgs : passant devant le palais de Marie-Thérèse, nous entrons dans la Hofkirsche où le monumental cénotaphe de Maximilien est entouré de statues de personnages de sa famille, comme Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire et première femme de Maximilien et de héros divers éventuellement imaginaires comme le roi Arthur, avant de découvrir les salles consacrées aux crèches anciennes, aux mobilier régional et aux costumes dans le musée des arts et traditions populaires, de parcourir les rues de la vieille ville en saluant la maison au toit d’or et de reprendre le car après le repas pour gagner les pentes qui dominent la ville jusqu’à ce tremplin olympique dont notre guide tient à nous faire remarquer qu’il donne directement sur... un cimetière !

Après une dernière nuit à Feldkirch, notre voyage s’achève le 12 avril par une longue route en Suisse qui nous fait cependant découvrir encore Lucerne avec son pont de bois du début du XIVè siècle, couvert et décoré de panneaux peints, récemment refait après un incendie, et la très touristique station d’Interlaken.

Ce voyage présentait un riche contenu historique et "culturel" dont on peut dégager quelques aspects.

1- Les Français habitués à l’histoire d’un royaume progressivement construit sinon réellement unifié du XIè au XVIè siècle surtout, doivent faire quelque effort pour comprendre la diversité de l’Allemagne qui comportait plus de 300 zones de souveraineté à la fin du XVIIIè siècle au sein du Saint Empire Romain Germanique (962-1806) où l’empereur n’avait d’autorité réelle depuis les traités de Westphalie de 1648 que sur ses "domaines patrimoniaux" dont une grande partie de l’Autriche ; une Allemagne qui comportait encore 39 Etats en 1815 après les bouleversements de la période révolutionnaire et impériale au sein d’une Confédération Germanique peu contraignante incluant un empereur (d’Autriche), plusieurs rois (Prusse, Bavière, Wurtemberg, Saxe, Hanovre) et autres princes et des villes libres. L’unification au temps de Bismarck sous hégémonie prussienne et sans l’Autriche tint compte de cette diversité en adoptant la forme fédérale reprise par la République de Weimar en 1919 et, après la seule période d’Etat centralisé de 1933 à 1945 sous le Troisième Reich, l’actuelle république est revenue au fédéralisme sans gommer les particularismes, en Bavière surtout.

C’est ainsi que nous visitons d’anciennes villes libres d’Empire comme Constance ou Lindau, la partie méridionale du duché puis grand duché (1806) de Bade et du duché puis royaume (1806) de Wurtemberg, une partie du duché puis royaume (1806) de Bavière, la principauté ecclésiastique de Salzbourg qui fut dirigée par des princes-archevêques, parfois plus princes qu’hommes d’Eglise, des territoires patrimoniaux des Habsbourgs en Autriche où la ville d’Innsbruck est fortement marquée par leur présence, de Maximilien à Marie-Thérèse, mais aussi dans l’Allemagne actuelle où Constance devint hasbourgeoise au milieu du XVIè siècle. Cette diversité du passé explique largement la richesse monumentale, chaque autorité ayant eu à cœur de se doter d’un cadre prestigieux .
- Ces régions ont été marquées par les guerres consécutives à la Réforme religieuse du XVIè siècle jusqu’au compromis de la Paix d’Augsbourg en 1555 (tel prince, telle religion), puis au XVIIè siècle, par la guerre de Trente ans (1618-1648) qui eut une dimension européenne et fit sans doute disparaître un tiers de la population allemande ; mais elles ont aussi connu la lutte contre la pression ottomane à son apogée aux XVIè et XVIIè siècles : les Turcs, alors maîtres des Balkans et d’une grande partie de la Hongrie vinrent par deux fois assiéger Vienne, le deuxième siège, en 1683, se terminant par la grande victoire de Kahlenberg grâce au roi de Pologne Jean Sobieski, qui inversa le sort des armes ; la fin de la guerre de Trente ans et de la menace turque a permis l’épanouissement de l’art baroque en Allemagne du sud et en Autriche.

Ce voyage rappelle aussi les bouleversements induits par les guerres de la Révolution et de l’Empire et surtout la réorganisation de l’Allemagne par Napoléon, la suppression du Saint Empire, la promotion des Etats alliés de la France comme la Bavière avant son retournement final, la résistance d’autres régions avec bien sûr, au cœur du Tyrol autrichien, la figure d’Andreas Hofer, héros de la lutte contre les Français et leurs alliés bavarois, finalement pris et fusillé, un personnage mis en valeur par notre guide d’Innsbruck. D’autres pages de l’histoire allemande surgissent à Munich et dans les châteaux de Louis II : les révolutions de 1848-49 et la chute de Louis I déjà rendu impopulaire par sa liaison avec Lola Montès dont le portrait se mêle à ceux de nombreuses autres femmes du temps dans une salle de la Résidence de Munich, mais aussi la politique bismarckienne d’unification de l’Allemagne par la force et contre l’Autriche suscitant les réticences de Louis II qui soutient l’Autriche contre la Prusse en 1866 mais doit se ranger aux côtés de la Prusse contre la France en 1870-71 et accepter la création de l’empire allemand sous la direction du roi de Prusse et sans l’Autriche, ce qui le réduit, selon ses propres dires à un rôle de vassal ; prenant d’ailleurs de plus en plus ses distances envers la politique, il se réfugie dans ses rêves artistiques concrétisés en particulier par les châteaux que nous avons visités.

- La Bavière et l’Autriche, furent les bastions du catholicisme dans les luttes politico-religieuses des XVIè et XVIIè siècle, en particulier durant la guerre de Trente ans où le duc Maximilien I acquit le titre d’électeur ; ces deux Etats adhérèrent largement à la "Contre-Réforme" ou Réforme Catholique lancée par le concile de Trente (1545-1563) qui, face aux protestants précisa le dogme, resserra la discipline, et prépara un meilleur encadrement des fidèles. Même si l’art baroque produisit aussi des œuvres civiles, ce sont les préoccupations de la Réforme catholique qui, dans un contexte de paix relative après de grands malheurs déjà évoqués, ont permis la grande éclosion de l’art baroque dans les dernières décennies du XVIIè siècle et jusqu’aux années 1760.
L’attachement à la religion catholique particulièrement visible en cette semaine sainte, se concrétise aujourd’hui dans les grandes églises souvent baroques ou "baroquisées" dont la visite est rendue difficile par l’activité cultuelle intense , mais nous le retrouvons partout, dans les paysages ruraux avec les nombreuses églises aux clochers à bulbes et les humbles chapelles toujours pimpantes près de maisons isolées ou de petits hameaux, dans les autels richement fleuris des églises même modestes où nous entrons, dans les peintures murales de villes comme Oberammergau, dans les petits cimetières accolés aux églises au cœur de villages ou de villes où brillent la nuit les petits lumignons déposés sur les tombes.

2- Mais bien sûr, la prépondérance écrasante de l’art baroque ou rococo donne le principal contenu culturel de ce voyage. Ces termes, ignorés des artistes du temps, ont été forgés a posteriori par des gens hostiles lorsque triomphaient le néoclassicisme à la fin du XVIIIè siècle puis l’éclectisme au XIXè siècle.
Le mot baroque viendrait d’un terme portugais puis castillan désignant une perle irrégulière, utilisé d’abord avec le sens de "bizarre, étrange" pour "fustiger les excès d’ingéniosité, de fantaisie, de liberté envers les règles et l’idéal...". En 1860, J. Burckhardt, professeur à Bâle, identifie une architecture baroque qui "parle la même langue que la Renaissance mais à la manière d’un dialecte de sauvage" [1]. Burckhardt revient par la suite sur ce jugement négatif mais ce n’est que progressivement et tardivement que le terme finit par s’imposer au cours du XXè siècle pour désigner une grande période d’histoire de l’art.
Le mot rococo aurait été créé à la fin du XVIIIè siècle par un élève de David partisan d’un classicisme extrême et introduit en histoire de l’art par des Allemands à la fin du XIXè siècle comme phase tardive du baroque. Il serait forgé à partir du mot rocaille et soit coquillage, soit "baroco" c’est-à-dire à partir, du moins dans la première hypothèse, de deux éléments de décor.

Pour situer et comprendre ces formes, il faut rappeler que la Renaissance, issue du "quattrocento" et à son apogée en Italie dans les premières décennies du XVIè siècle avant de se répandre en Europe, a connu sa phase terminale dans le maniérisme avant de provoquer la formation de deux grands courants artistiques : le classicisme, art de l’équilibre, de l’harmonie, de l’idéalisation, de la sobriété, du respect des règles, qui triompha en France principalement sous Louis XIV, et le baroque, art de l’audace, de l’imagination, de la fantaisie, de l’ostentation, de la théâtralité, du dramatique, du pittoresque qui, venu d’Italie s’étendit vers le monde germanique et la péninsule ibérique mais concerna aussi la France de Louis XIII à Louis XV, les clivages n’étant pas toujours nets, loin de là.

Le baroque allemand et autrichien a été largement importé d’Italie mais il s’est imposé lorsque les conditions politiques ont été favorables et a pris des caractères propres. On a parlé de la fin de la guerre de Trente ans et du retournement des rapports avec les Turcs mais il faut insister sur la Réforme Catholique dans ces pays où le clergé est puissant, où des abbés, des évêques sont à la fois des prélats et des princes temporels et jouissent de gros moyens. Même s’ils ne sont pas toujours sans reproches, ils n’hésitent pas à consacrer de grosses sommes d’argent aux églises.
Certes ce Wolf Dietrich von Raitenau dont nous avons évoqué le souvenir à Salzbourg fut d’abord un prince plutôt qu’un évêque (choisi en 1587) et en parcourant le "jardin Mirabell", nous pouvions penser à sa maîtresse juive qui lui donna quinze enfants et pour laquelle il éleva un château de ce nom aujourd’hui disparu... avant d’affronter le duc de Bavière dans un conflit d’intérêt et d’être déposé et emprisonné ; mais ce même personnage lança le processus de reconstruction de la cathédrale et s’il ne put réaliser ses projets gigantesques, ses successeurs réussirent, eux, à achever une très belle église en 1628 en bénéficiant de ce que la principauté de Salzbourg ne fut pas impliquée dans les ravages de la guerre de Trente ans.

Les grandes églises baroques ou rococo que nous avons visitées ou du moins vues, abbatiale de Birnau, église de pèlerinage de Wies, abbatiale d’Ettal, église des Frères Asam à Munich, cathédrale de Salzbourg, cathédrale d’Innsbruck, basilique de Wilten près d’Innsbruck, ont chacune une forte originalité mais on peut dégager des traits communs.
L’architecture partage largement ses formes avec l’art classique (colonnes, pilastres, corniches, frontons, coupoles, ...) mais elle introduit l’ovale ou l’ellipse dans les plans, les courbes et contre-courbes ou les lignes brisées pour les façades souvent renflées et dans les aménagements intérieurs, galeries à balustrades, tribunes portant les orgue ; elle joue sur les couleurs variées des matériaux en particulier du marbre tout en ouvrant largement les édifices à la lumière du jour et en jouant sur les ombres. Mais ce qui frappe le plus, c’est la décoration qui envahit littéralement tout l’espace : fresques des murs et plafonds aux couleurs claires, souvent en trompe-l’œil, sculptures en stuc très colorées, dorures de nombreux supports par exemple du bois des chaires ou des colonnes torsadées des grands retables, étagement de décorations surabondantes sur les autels. Tout cela fait un choc pour des gens du XXIè siècle qui associent souvent lieux de culte et dépouillement propice au recueillement. Mais surcharge, ostentation et exubérance correspondent à une époque de la vie religieuse, celle de la Réforme Catholique, de l’affirmation de la grandeur et de la pérennité de l’Eglise qui a contenu les avancées du protestantisme et qui doit proclamer les données essentielles de la foi, en particulier les dogmes et pratiques rejetés par les protestants comme la transsubstantiation, le culte de la Vierge ou le culte des Saints. C’est aussi une époque où la culture populaire est peu orientée vers l’écrit et privilégie la transmission par la parole (d’où l’importance de la chaire), par l’iconographie, par la pompe des cérémonies, la musique (d’où l’importance des orgues), une époque de la sensibilité qui fait place à la manifestation de toutes les émotions et ne craint pas de représenter par exemple la mort de façon dramatique (église des Frères Assam). Ces églises "parlent" à tous les fidèles qui peuvent faire des lectures simples ou plus élaborées du décor comme celle qui nous fut présentée à Birnau. Quant au baroque des résidences princières, il correspond, de même, à une mise en scène du pouvoir, et l’on peut penser qu’en ce domaine, la France de Louis XIV n’a pas été en reste.

Mais une difficulté apparaît avec l’introduction du terme "rococo". Le mot a été utilisé par certains pour désigner la dernière phase du baroque (comme le maniérisme pour la Renaissance), une phase essentiellement marquée par la vogue d’un type de décor ; d’autres en font un art spécifique, ce qui est discutable lorsque l’on envisage d’autres formes d’expression que les arts décoratifs : il n’est pas aisé de définir une peinture ou une sculpture vraiment rococo sans parler de l’architecture ou surtout de la musique .
Le rococo se définit en effet essentiellement par la place prise par les arts décoratifs dans des œuvres religieuses mais aussi civiles, par une surabondance décorative donnant l’impression que les détails noient la structure, par une polychromie extrême fondée sur des couleurs claires et lumineuses, par un raffinement, une grâce, une gaieté voire une frivolité qui font contraste avec le caractère théâtral et souvent dramatique du baroque antérieur.
L’église de pèlerinage de Wies, réalisée par Dominikus Zimmermann et son frère Johann Baptist est considérée comme le chef-d’œuvre du rococo par sa décoration colorée et lumineuse sur fond blanc, fortement intégrée dans l’architecture, qui mêle la beauté formelle à la richesse théologique, du maître-autel centré sur le Christ flagellé à la grande fresque de la coupole où le Christ ressuscité trône sur un arc-en-ciel, dans l’attente du Jugement dernier illustrée par un trône encore vide et les portes fermées du Paradis.
Mais influencé par la "rocaille" française, réaction contre le classicisme louis-quatorzien et les formes compassées de la vie de cour, le rococo est souvent aussi plus aristocratique et mondain que religieux. C’est sans doute lors de la visite du pavillon de chasse de l’Amalienbourg, oeuvre de François de Cuvilliès dans le parc du château de Nymphenbourg que nous avons trouvé le meilleur exemple de décor civil de type rococo et surtout dans sa salle des glaces aux décors de stucs argentés. Mais nous avions déjà trouvé la trace de cet artiste originaire du Hainaut et en partie formé en France dans des salles de la Résidence de Munich.
Les châteaux de Louis II présentent aussi un intérêt réel, que l’on cherche à y cerner la personnalité de ce roi, omniprésent dans les sites touristiques de Bavière, ou que l’on y retrouve le goût d’un XIXè siècle très éclectique pour "l’historicisme" mais ces châteaux n’ont guère été habités, même par le roi ; ils ne sont porteurs que des rêves du maître des lieux et de l’habileté de ses artisans ; ils ne sont pas imprégnés, à l’inverse des églises et palais baroques, d’une longue participation à une vie collective, vie religieuse, vie de cour, vie politique, ... Ils constituent bien sûr des étapes incontournables du voyage en Bavière d’autant que Louis sut choisir des paysages magnifiques mais ces châteaux ne peuvent susciter les mêmes commentaires que des monuments plus réellement "historiques".

Au total, ce fut un voyage bien pensé et bien organisé, qu’il s’agisse de l’itinéraire très attractif, du choix des étapes, des hôtels et restaurants, de l’encadrement par une accompagnatrice de qualité ou de la préparation des visites guidées par des gens du cru, évidemment francophones, et l’on doit remercier plus particulièrement les responsables du projet d’avoir "négocié" avec l’autorité compétente... neuf jours de beau temps ! Il le fallait pour les nombreuses visites "en extérieur".

[1citations extraites de V.L. Tapié : L’Art Baroque

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0