François PUYAU

PROCESSUS NATURELS

Question:  Le trou de la couche d’ozone, un problème passé ou futur ?

 

Les CFC (Chlorofluorocarbure)

Les CFC font partie de la famille des halocarbures. Ils possèdent d’intéressantes propriétés physico-chimiques, ce qui explique le grand intérêt que les industries leur ont porté :

Ils sont ininflammables, peu couteux, très stables, inertes et non toxique. Avant les années 80, ils étaient donc utilisés dans plusieurs secteurs industriels tels que l’industrie du froid, l’industrie des nettoyants industriels, l’industrie des propulseurs, l’industrie des mousses isolantes.

CFC et trou d’ozone

Les CFC jouent un rôle significatif dans le développement du trou de la couche d’ozone. Une fois libérés dans l’atmosphère, ils ne sont pas détruits dans la troposphère par des réaction chimiques, et finissent par gagner la stratosphère, où ils sont photodissociés et où ils libèrent les atomes de chlore qui attaquent l’ozone :

Cl + O3     →    ClO + O2                                                                            

                         ClO + O2    →      Cl + O2

 

Un seul produit halocarboné est naturel

Le chlorure de méthyle, CH3CL est d’origine naturelle marine.

Il est aussi certainement un composé de la fumée qui apparait lors de la combustion des végétaux, qu’il s’agisse de brulage des terres, de l’essertage des forêts (l’essertage, ou essartement, est l’action de défricher une terre du bois et des broussailles, avant d’y répandre la cendre résultant de leur combustion) ou de la culture sur brûlis, mais aussi de la combustion de produits chlorés (polyvinyles).

les autres composés halogénés sont industriels

Tous les autres composés halogénés présents dans l’atmosphère terrestre sont des produits industriels, citons le tétrachlorure de carbone, CCl4, et parmi les fréons, le trichlorofluorométhane CFCl3 (Fréon11) et le dichlorodifluorométhane, CF2Cl2 (Fréon 12), gaz propulseurs et/ou réfrigérants. La production annuelle de CFCl3 est passée de 1 000 T en 1947 à 35 000 T en 1957, puis 150 000 T en 1967 et 310 000 T en 1989 … imposant, dès lors que des solutions techniques de remplacement étaient trouvées, une réflexion mondiale sur leur utilisation : le protocole de Montréal et ses amendements en est le principal aboutissement.