VITRIFICATION

INTRODUCTION

La vitrification est un traitement de fusion à haute température permettant d'obtenir un solide non cristallin. Les éléments polluants des déchets, métaux lourds essentiellement, sont oxydés avec la matrice. Le verre obtenu doit avoir une stabilité à long terme. Les déchets concernés sont les résidus des incinérateurs (cendres volantes, boues de traitement de gaz), ainsi que l'amiante et les gravats amiantés, la laine de verre et la laine de roche. Des projets sont également développés pour les mâchefers de déchets hospitaliers et de déchets industriels spéciaux.

La vitrification est également appliquée pour le traitement des déchets radioactifs, mais il ne s'agit pas du même procédé.

PRINCIPE PHYSICO-CHIMIQUE

Les techniques utilisées permettent d'atteindre des températures de l'ordre de 1000 à 1400°C. On répertorie plusieurs types de fours : des fours à arc, à oxyfuel, à arc plasma, four oxygaz ou chauffage par induction en spires directes.

Un certain nombre de procédés sont issus des techniques verrières, et les différences principales portent sur :

Les rejets générés par ce type de procédés sont identiques à ceux d'une incinération classique. Le problème de volatilisation d'une fraction des métaux lourds durant le traitement pose un frein au développement de cette technique.

On peut citer comme exemple d'installation l'une des unités de Tokyo Ohta : on y utilise un four à arc submergé permettant de traiter des mâchefers d'UIOM (250 tonnes/jour en 2 unités). Un autre exemple est un équipement mobile de destruction des déchets d'amiante par torche à plasma (Aérospatiale) à haute température (4500 °C). La température du four est de 1600 °C et celle de la chambre de postcombustion de 1200 °C, pour une capacité d'une tonne par heure.